Concilier son rôle d’aidant et sa vie professionnelle, et éviter l’épuisement

L’aide à un proche âgé ou en situation de handicap demande un fort investissement. Cet engagement est particulièrement difficile à tenir lorsque vous devez aussi vous occuper de votre famille et que vous continuez à travailler. Le risque est de vous oublier et de vous épuiser rapidement.

Vous êtes concerné(e) si :

– Vous accompagnez régulièrement un proche en situation de handicap ou de perte d’autonomie.

– Vous avez une activité professionnelle et votre rôle d’aidant vous sollicite beaucoup.

– Vous vous rendez compte qu’entre votre travail et l’aide à votre proche, vous n’avez plus de temps pour vous.

 

 

 

Parlez-en à votre employeur

Pour pouvoir concilier une activité professionnelle avec un rôle d’aidant, il est important de parler de votre situation à votre employeur (manager, RH de proximité, assistant social…).

Selon vos besoins vous pourrez convenir ensemble de solutions à mettre en œuvre afin de vous permettre d’être pleinement présent à votre travail tout en ayant la possibilité de vous occuper de votre proche.

 

Par exemple, vous pouvez opter pour :

 

►   L’aménagement de votre temps de travail

►   La modification de vos horaires

►   La mise en place de journées de télétravail

►   La réduction de votre temps de travail

 

Seul un échange avec votre employeur peut permettre de trouver les solutions qui vous conviendront, à vous et au fonctionnement de votre service.

 

Sollicitez le fonds de don de jour

Ce dispositif permet aux salariés sous critères d’attribution devant s’occuper d’un proche gravement malade, handicapé, victime d’un accident d’une particulière gravité ou atteint d’une perte d’autonomie rendant indispensable une présence soutenue et des soins contraignants, de bénéficier de don de jours de congés.

 

Ces jours sont l’occasion de vous occuper de votre proche, mais aussi de souffler un peu pour vous reposer et éviter l’épuisement.

 

La demande se fait par clicRH en choisissant l’objet « absences/congés » et le sous objet « ASA sur don de jour », et doit être accompagnée du certificat médical du médecin traitant du proche précisant la présence indispensable aux dates demandées.

 

Ce dispositif permet également de faire un don de jours de manière anonyme.

 

Que vous soyez bénéficiaire ou donneur vous pouvez retrouver toutes les informations sur le don de jours sur l’intranet, et pouvez être accompagné dans cette démarche par votre assistant social.

 

Bénéficiez du congé de proche aidant

A partir d’un an d’ancienneté à votre poste vous avez la possibilité de demander à votre employeur de bénéficier d’un congé de proche aidant.

 

Ce congé peut vous permettre de vous absenter pendant 3 mois, ou plus selon votre Convention Collective ou d’éventuels accords d’entreprise.

Vous pouvez aussi choisir de fractionner ce congé (par tranche de un jour minimum) ou de le transformer en temps partiel.

Ce congé n’est pas rémunéré, mais il vous permettra de souffler un peu et de vous occuper de votre proche de manière plus sereine.

 

A votre retour de congé, vous retrouverez la même ancienneté qu’au moment de  votre départ et vous bénéficierez de tous les avantages que vous aviez acquis avant le début du congé.

 

 

Faites-vous aider dans les tâches du quotidien

Afin de vous soulager dans votre rôle d’aidant au quotidien, pensez à solliciter votre entourage pour vous seconder.

 

Si votre entourage n’est pas en capacité de vous aider, vous pouvez faire appel à des intervenants à domicile, qui seront à même de faire divers tâches pour votre proche : le ménage, les courses, le repassage, l’accompagnement à un rendez-vous médical…

 

Vous pouvez également placer votre proche en structure d’accueil provisoire, afin de vous libérer quelques jours par mois.

Il existe notamment :

 

► des accueils de jour : il s’agit de structures médico-sociales qui permettent à des personnes âgées vivant à domicile d’être accueillies sur une courte période (d’une demi-journée à plusieurs jours par semaine).

 

► des familles d’accueil : il s’agit de personnes titulaires d’un agrément leur permettant d’accueillir à leur domicile, moyennant rémunération, des personnes âgées ou handicapées adultes.

 

Ces dispositifs sont finançables, en partie, grâce à l’Allocation Personnalisé d’Autonomie (APA).

Cette aide financière est distribuée par les conseils départementaux et est destinée aux personnes âgées qui ont besoin d’un soutien régulier pour réaliser les actes de la vie quotidienne, du fait d’une perte d’autonomie.

N’hésitez pas à contacter un conseiller afin de lui exposer votre situation personnelle. Il saura vous écouter et vous conseiller sur les actions à mettre en œuvre pour vous aider dans votre rôle et soulager votre quotidien.