Aidant : quelles solutions pour concilier vie personnelle et professionnelle ?

« Mon fils souffre d’une grave malformation cardiaque, son état s’est aggravé et depuis quelques mois, il alterne entre des séjours à l’hôpital et à notre domicile en attendant une greffe. Sa situation m’inquiète beaucoup, et ma présence est souvent requise. Du fait de mes absences à répétition j’ai l’impression de ne plus être performante dans mon travail. Je me sens vraiment désorganisée et dépassée. » Christine, 45 ans

Du fait de la pathologie lourde de son fils, du temps et de l’attention qu’il nécéssite, Christine n’arrive plus à assurer ses missions professionnelles aussi bien qu’elle le souhaiterait, et cette situation l’affecte beaucoup. Elle souhaiterait trouver des solutions pour être présente auprès de son enfant et être sereine au travail.

 

 

Concilier vie active, et aide à un proche malade, handicapé ou dépendant est un équilibre difficile à tenir, de plus lorsque la pathologie est lourde et nécéssite beaucoup de temps et d’organisation.

 

Bien que vous souhaitiez être présent sur tous les fronts, faire durer cette situation peut vous mener à l’épuisement et compliquer davantage votre vie profesionnelle.

 

Nous vous conseillons d’échanger avec vos supérieurs ou votre service RH : les entreprises sont de plus en plus sensibilisées à cette question. Vous pouvez ainsi demander à aménager votre temps de travail. Des dispositions ont peut-être aussi déjà été convenues dans le cadre d’accords d’entreprise.

 

Il existe également certains congés familiaux dédiés aux aidants. Ces congés permettent de suspendre temporairement votre activité professionnelle afin de vous occuper pleinement votre proche dépendant et/ou handicapé :

 

  • Le congé de présence parentale : à destination des parents s’occupant d’un enfant de moins de 20 ans gravement malade, accidenté ou handicapé, il se présente sous la forme d’un crédit de congés non rémunérés, pour une période maximale de 310 jours ouvrés par enfant et par maladie. Vous avez la possibilité sous certaines conditions de bénéficier d’une allocation journalière de présence parentale.

 

  • Le congé de proche aidant : sous certaines conditions, il permet de cesser son activité professionnelle afin de s’occuper d’une personne handicapée ou faisant l’objet d’une perte d’autonomie d’une particulière gravité. Ce congé est accessible sous conditions (ancienneté, lien familial ou étroit avec la personne aidée, résidence en France de la personne aidée) et pour une durée limitée (maximum 3 mois).

 

Peut-être pouvez-vous demander à bénéficier d’un don de jours de congés, ce qui vous permettrait d’être rémunéré pendant votre absence.

Votre situation est particulière et mérite une réponse personnalisée du fait de sa complexité. Nos conseillers sont à votre disposition pour échanger, vous apporter des réponses, vous accompagner dans vos démarches et vous soutenir dans votre rôle d’aidant.